#Rétrogaming : Tu te souviens… Zorgon’s Revenge sur Oric 1 ?

Croyez-le ou non, mais au début des années 1980, parmi les jeux les plus marquants, les plus populaires sur Oric 1, on retrouvait un certain Zorgon’s Revenge. Et c’est, comme toujours, notre vénérable Turk182 qui s’en souvient. Et si vous ne savez pas ce qu’est l’Oric 1, il s’agit du premier micro-ordinateur à avoir pénétré massivement les foyers des particuliers au Royaume-Uni et en France où il fut même élu « Ordinateur de l’année » en 1983. Oui, oui !

A l’ère de la 4K, du ray-tracing et des 60 (ou 120) fps, il est bon de se replonger dans nos jeux vidéo d’antan, ceux que l’on prend plaisir encore aujourd’hui à lancer sur NES, sur Master System, sur Super Nintendo, PC Engine ou encore sur un bon vieil ordinateur de l’époque. Un petit coup d’œil dans le rétro(gaming), comme un petit voyage vidéoludique dans un passé lointain. Une chronique animée par Turk182, que l’on vous invite chaudement à découvrir sur son excellent « Rétroblog ».

La revanche de ce bon vieux Zorgon ! Mais c’est qui au juste ?

Salut les vieux ! L’année 1984 avait pointé le bout de son nez et cela faisait un bon petit moment que je n’avais pas rendu visite à mon ami Pof et son Oric 1. C’est donc par ce froid hivernal que j’enfourchai mon BMX et pédalai en direction de la rue Danton.

© Turk182

Une fois chez lui, et après avoir englouti l’énorme goûter que nous obligeait à ingurgiter la « Mamma » des lieux, nous montâmes dans sa chambre pour une bonne après-midi de jeux vidéo, sur cette machine que je croisais vraiment que très rarement, pour ne pas dire uniquement chez lui.

Le jeu du moment était Zorgon’s Revenge. La jaquette était assez alléchante et la fervente description que m’en faisait mon ami Pof me motivèrent pour me laisser tenter. L’album New Gold Dream de Simple Minds remplissait la pièce, la cassette tournait à son rythme et l’Oric s’imprégnait petit à petit des lignes de code qui lui était dictée. En 1984 nous étions encore très patients.

© Turk182

Une fois le jeu chargé, je retrouvais ces petits graphismes sans prétention qui faisaient tout le charme de cette machine. Beaucoup de couleurs les accompagnaient, ce qui provoquait une agréable première impression.

Zorgon’s Revenge est ce genre de jeu de plateforme mêlant dextérité et maitrise de soi qui nous provoquait une certaine addiction, celle de toujours vouloir aller plus loin. Le but est simple, au début de chaque partie, vous avez le choix entre 4 missions secrètes, c’est en la choisissant qu’un des personnages principaux apparait.

Au début, peu importe puisque vous ne connaissez pas les tableaux, mais à force d’y jouer et de s’y racler les dents, selon la mission c’étaient des cris et des « Oh merde, pas encore celui-là » qui fusaient. Ces missions sont assez variées, mais le but est pratiquement toujours le même, à savoir celui d’arriver à passer les trois étages sans se faire éliminer par un monstre, par un piège, un projectile ou tomber tout simplement dans le vide.

© Turk182

Des quelques tableaux dont je me souviens, il y a celui de l’oiseau dans lequel il faut éviter des boules qui tombent du ciel et arriver à s’accrocher à un oiseau pour aller à l’étage supérieur, si le premier est assez facile, l’étage du dessus est vraiment très difficile, et attraper l’oiseau se joue au millimètre.

Un autre qui est resté ancré dans ma mémoire est celui des aliens dans lequel il faut éviter les tirs bas en sautant et sauter aussi pour renvoyer un tir en hauteur afin de détruire le monstre de l’espace.

© Turk182

À chaque tableau terminé, vous avez accès à un tableau spécial dans lequel il faut activer une grue qui installe un nouvel élément d’un pont qui vous servira pour aller délivrer votre belle captive. Aujourd’hui il m’est impossible d’y arriver donc je vous ai mis une image capturée sur le net, eh oui, je suis vieux et je n’ai plus la même patience d’antan, ni les même reflexes d’ailleurs.

Finalement ce fut un excellent après-midi passé chez mon ami Pof et Zorgon’s Revenge est devenu un de mes préférés sur cette machine surprenante qu’est l’Oric 1.